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D'hier à aujourd'hui

L’histoire esf est celle de femmes et d’hommes qui partagent les mêmes valeurs de passion, responsabilité, bienveillance, enthousiasme et audace. 

Une histoire qui remonte à 1945, où la première école est créée pour former des moniteurs ayant adopté une technique “à la française”. 
Passionnés et visionnaires, ils veulent donner une véritable structure à leur profession et la défendre. Le Syndicat National des Moniteurs du Ski Français (SNMSF) est né. 

Les moniteurs esf étaient 200 en 1945. Ils sont aujourd'hui 17 000, sur tout le territoire. 
300 nouveaux moniteurs esf sont diplômés chaque année et intronisés lors de la cérémonie Rouge Légende.
Depuis le premier moniteur médaillé, Émile Allais, esf ne se repose jamais sur ses acquis et développe son offre. La création des jardins d'enfants, les étoiles, les nouvelles expériences font partie de cette histoire toujours en mouvement.

Les fondements

Ainsi naquit le Syndicat National des Moniteurs du Ski Français 
L'histoire esf commença bien avant guerre avec les prémisses de la naissance de certaines écoles dans plusieurs massifs français mais le vrai commencement débuta en 1945.

Nous sommes au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Le pays panse ses plaies, la vie reprend ses droits… et la France du ski se rassemble pour mieux renaître : le Syndicat National des Moniteurs du Ski Français (SNMSF) est créé le 13 novembre 1945 à Aix-Les-Bains, impulsé par Gaston Cathiard, premier président des pulls rouges.

L’adoption d’une technique « à la française », une école nationale de ski qui forme des moniteurs (on dénombre cent soixante-six diplômés après la guerre, dont certains ne sont malheureusement pas revenus), des écoles de ski qui fleurissent (quarante et une répertoriées fin 1945) et un vent d’enthousiasme qui souffle à quelques passionnés visionnaires de structurer une profession qui s’apprête à surfer sur l’or blanc… Gaston Cathiard, Lucien Amieux, René Beckert, Etienne Livacic, Jean-Marie Michaud, René Payot, René Rionda et André Tournier vont poser, ce 13 novembre 1945, les fondations du SNMSF, s’inspirant de l’éphémère « Compagnie des moniteurs » née sous le gouvernement de Vichy à laquelle fut adjointe « L’amicale des moniteurs » pour leur protection sociale. 

Le Syndicat National des Moniteurs du Ski Français, sis à Grenoble, a pour but de regrouper les moniteurs de ski français enseignant en France ou à l’étranger, de structurer les écoles de ski de manière corporative, d’organiser la profession et d’en assurer sa défense, tant du point de vue de ses intérêts généraux que de ses spécificités et de son éthique.
Parmi les principes définis, un reste immuable : chaque école de ski conserve sa gestion locale autonome, le Syndicat National organise quant à lui ce qui ne peut l’être localement, dans l’intérêt des moniteurs. Sur les bases solides posées par ces ambitieux pionniers, le SNMSF a pu et a su veiller, parfois contre vents et marées, sur les intérêts et l’évolution de la profession, devenue l’une des corporations les plus puissantes de ce siècle…

Le Syndicat National des Moniteurs du Ski Français

Le Syndicat National des Moniteurs du Ski Français est créé le 13 novembre 1945. Sa fonction est de veiller sur les intérêts et l’évolution de la profession et des esf.

Ses rôles sont multiples et se sont développés au fil des années :

  • Promouvoir et développer la pratique du ski
  • Développer l’entraide et la solidarité
  • Organiser la profession
  • Conseiller, former et recycler les moniteurs esf
  • Les représenter et les défendre auprès des différents organismes sociaux et juridiques et auprès des pouvoirs publics français et européens.

Pour le public, il est garant

  • D’une pédagogie nationale (la méthode du ski français)
  • De prestations d’enseignement et de tests techniques de qualité dans les 250 stations françaises.

Les gardiens du temple

Depuis 1945, seulement cinq présidents ont succédé à Gaston Cathiard, le père fondateur du Syndicat National des Moniteurs du Ski Français (SNMSF), démontrant, selon l’adage de La Fontaine, que « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage »…

Gaston Cathiard | Le bâtisseur (1945-1969, esf Val d’Isère)
Originaire d’Uriage où il fit ses premières glissades, Gaston Cathiard fut un leader incontesté, rassembleur, charismatique et inspiré. Ses diverses expériences professionnelles, de l’épicerie paternelle à Félix Potin à Paris, puis sur neige à Chamrousse, au Mont-Dore, à Villard-de-Lans ou encore à Chamonix, où il fit le guide pendant deux saisons, lui apprirent notamment l’écoute des autres.
Directeur de esf Val d’Isère (1942-1960), pressentant la ruée vers l’or blanc, il réussit à convaincre Avalins, Chamoniards, Mégevans, Chablaisiens, Dauphinois et Pyrénéens de s’unir pour créer le SNMSF. Un an plus tard, il était aussi à l’origine, aux côtés d’Armand Charlet et Etienne Livacic, du Syndicat national des guides… Pendant près d’un quart de siècle, il contribua largement à la renommée du ski français avant de laisser les clés de la maison rouge dont « il a fait le béton », dixit Gilles Chabert, et d’entamer une brillante carrière d’industriel chez Poma. Il perdra malheureusement la vie dans l’Himalaya en octobre 1983.
Germain Coco (1969 - 1974) 
De 1965 à 1970, la clientèle double. Les chiffres valident le bien fondé de cette conception bleu-blanc-rouge de l'aménagement de la montagne.
Bleu de France, blanc comme neige et rouge comme le pull des moniteurs qui sont parmi les "acteurs les plus actifs" de l'évolution.

 Edgar Coutaz (1974 - 1978)
"Nous, moniteurs, nous ne pouvons rester indifférents dans cette époque qui va marquer un tournant très important dans l'histoire de notre profession".

Bernard Chevalier (1978 - 1994)
Dès l'hiver 1986/87, esf a formé des moniteurs à la pratique et à l'enseignement du surf, lequel a débouché sur un succès immédiat... Cela pourrait être en effet la devise des disciplines réunies sous le vocable "nouvelles glisses".

Gilles Chabert (1994 - 2018) 
"Le moniteur c'est celui qui va devant. Dans un couloir, en hors piste, c'est lui qui montre la voie. On choisit de prendre un moniteur parce qu'il respire la montagne, la nature, parce qu'il a la connaissance du milieu"
"Conserver notre âme, offrir du rêve, faire progresser"

Éric Brèche (depuis 2018)

Le premier moniteur

Émile Allais, premier titulaire de la médaille de moniteur
Dans les faits, celle-ci aurait dû revenir à André Tournier. Nous sommes alors au vol de Voza (Chamonix) en décembre 1937, et Émile Allais est examinateur lors du premier « vrai » examen de moniteurs, basé sur la méthode française qu’il vient de mettre au point avec Paul Gignoux (les détenteurs du diplôme de la Fédération Française de Ski, s’ils veulent continuer à exercer en France, doivent suivre cette nouvelle formation). 

"Tournier reçut la meilleure note du stage. Au moment de la distribution des prix, le jury dont je faisais partie décide de lui accorder la médaille n° 1." Mais là, le Chamoniard me regarde et dit : “C’est lui qui la mérite, ce n’est pas moi !” Alors il m’a donné la médaille, ce qui m’a fait plaisir », témoignait tout simplement Emile. Une chouette époque…

Pour la postérité, Émile Allais est donc moniteur numéro 1 (André Tournier étant titulaire de la médaille n° 2).

Premier champion du monde de ski de l’histoire avec ses trois médailles d’or en descente, slalom et combiné remportées à Chamonix en 1937, pionnier du développement des stations et de l’aménagement des domaines skiables (d’abord en Amérique du Sud et du Nord puis en France), Émile Allais a inscrit sa légende dans l’épopée du ski et des sports d’hiver. S’il ne devait rester qu’une trace, ce serait la sienne…

Les faits marquants

Les époques passent et esf évolue

De 1945 à aujourd’hui, esf a vu passer ses effectifs de 200 moniteurs et 41 écoles à 17 000 moniteurs et 220 bureaux ; le nombre de moniteurs a donc été multiplié par 85.
 
esf est aujourd’hui la plus grande école de ski du monde et réalise plus de 800 000 passages de tests annuels pour 2 000 000 élèves.

L'avant guerre

Les premiers cours de ski sont donnés dans les Vosges, alors territoire annexé par l’Allemagne, pour former les soldats du Kaiser. Paulcke y enseigne la méthode à deux bâtons de ski. L’année suivante, le Ski Club Vosgien, est fondé à Strasbourg.
1927 
Le strasbourgeois Charles Diebold est le premier à fonder une véritable école de ski. Le Cours de Ski Vosgiens, avec des tests préfigurant ceux de esf. La même année, la première école alpine s’ouvre à Megève. 
 
1933 
La Fédération Française de Ski organise le premier stage de formation de moniteurs, sanctionné par un brevet.
 
1935 
Les écoles de l’alsacien Diebold et de l’allemand Hermann fusionnent et deviennent l’École Française de Ski qui enseigne la méthode autrichienne de l’Arlberg à Courchevel, Moriond, Peisey-Nancroix… 
1936 
Léo Lagrange, premier Ministre des Sports, nationalise l’École Française de Ski. Emile Allais, champion du monde, est nommé directeur technique et fait accepter sa propre méthode d’enseignement.
 
1943 
Création de l’École Nationale de Ski à l’Alpe d’Huez.

1945 
L’École Nationale de Ski est implantée à Val d’Isère. Au bout de deux ans, elle est transférée à Chamonix et devient l’École Nationale du Ski et de l’Alpinisme (ENSA).
De plus, le 13 novembre 1945 est créé le Syndicat National des Moniteurs du Ski Français. 

Le passage du témoin

1969 : Le Président Gaston Cathiard, fondateur du Syndicat, passe la main à Germain Coco. Au cours des vingt années suivantes, le Syndicat a développé un réseau de 150 écoles et s’est doté d’un Groupement d’achats et d’un fonds de prévoyance. 

De 1994 à 2018 : Gilles Chabert est le président du Syndicat National des Moniteurs du Ski Français. Il est le cinquième président depuis sa création.

2015 : 70ème anniversaire, l'École du Ski Français demeure la plus grande école du ski au monde. Elle réalise plus de 800 000 passages de tests annuels pour plus de 2 millions d'élèves.

2018 : Éric BRÈCHE devient président du Syndicat National des Moniteurs du Ski Français.

2020 : esf fête ses 75 années d'existence.

La légende continue

Une évolution croissante du nombre d'écoles et de moniteurs esf au fil du temps.
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